ÉDITO FÉVRIER 2018

Trois thèmes inspirent l’édito de notre paroisse en ce mois de février : la semaine de l’Unité des chrétiens, qui est passée, celui des Migrants, qui est loin d’être épuisé et, enfin,  le dimanche de la santé, qui est à venir.

Le premier est donc celui de la semaine de l’unité des chrétiens ayant commencé le 18 janvier et s’étant terminée le 25. Nous sommes tous unis, chrétiens, par un même baptême, frères et sœurs dans le Christ, enfants bien aimés du même Père. Comme le Seigneur l’a dit peu de temps avant de mourir : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » Essayons de vivre ces paroles fondatrices de Jésus.

Plusieurs opportunités nous sont offertes dans notre paroisse qui nous permettent d’œuvrer quelque peu à la construction de l’unité :

Les célébrations du 11 novembre et du 8 mai. Chaque année, il nous est donné, le pasteur, il se nomme actuellement Jacques Hostetter, et moi-même,  de réfléchir et de préparer fraternellement ces célébrations auxquelles sont conviées de nombreuses personnalités du département.

Quelques chrétiens de l’Eglise protestante unie et de l’Eglise catholique, nous avons pris l’habitude depuis quelques années de prier ensemble tous les deux mois. Ces soirées nous permettent de méditer la Parole de Dieu et de bons moments d’échanges.

Enfin, à l’occasion de cette semaine de l’unité, nous avons célébré ensemble au Temple, en union avec les chrétiens des Caraïbes.

 

Nous avons évoqué lors de cette soirée de prière le drame des migrants, rappelant comment les chrétiens  des Caraïbes, héritant de cinq siècles  de  colonisation et  d’esclavage, ont pu mettre en parallèle la libération du peuple d’Israël de l’oppression égyptienne et leur propre libération.

Nous pouvons aussi nous-mêmes mettre en parallèle la situation que nous vivons actuellement en Europe dans  le phénomène de l’immigration. A la suite du peuple d’Israël, les migrants fuient l’oppression de leur pays qu’elle soir financière du fait de la pauvreté de leur nation, ou politique en relation avec les tortures et les crimes organisés.

Nous prenons nos responsabilités quand nous prenons conscience de la dégradation de l’environnement, des injustices multiples vécues dans le monde, de tout ce que la guerre apporte de destructeur. Nous redonnons leur dignité aux migrants quand nous les accueillons, quand nous découvrons les richesses de leur courage, de leur dynamisme et de leurs cultures, quand nous leur donnons les moyens de s’instruire, quand nous leur donnons la place à laquelle ils ont droit dans la société en particulier en leur procurant le travail dont ils ont besoin. Contrairement à ce que certains peuvent annoncer, l’accueil des migrants peut aussi nous aider à trouver la paix en nous, même s’il s’agit d’un long et difficile travail. Tout ceci, notre pape François nous l’a rappelé dans son message de paix  pour la journée du premier janvier.

 

Enfin, le onze février sera le dimanche de la santé. Plusieurs chrétiens de la paroisse vont recevoir le sacrement des malades. C’est une grâce dont nous devons ne pas nous priver. Le sacrement  des malades n’est plus le sacrement de l’extrême onction. Il nous permet de mieux affronter le grand âge ou la maladie, quelle qu’elle soit, recevant l’aide du Seigneur par l’Esprit. L’onction de l’huile des malades, apportant force et douceur, est le moment crucial du sacrement.  Nous avons fait le choix en équipe pastorale que ce sacrement des malades puisse être reçu lors d’une messe dominicale, l’ensemble de la communauté chrétienne étant par là même davantage en communion avec nos frères et sœurs malades et âgés.

 

Nous commençons mercredi 14 février un nouveau carême. Je vous le souhaite heureux et qu’il nous permette à tous de nous conduire, confiants, vers la lumière de Pâques, celle de Jésus ressuscité, portés par l’Esprit, en communion avec le Père.

François Pépin.

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