ÉDITO FÉVRIER 2019

ÉDITO FÉVRIER 2019

24 janvier 2019 Non Par Paroisse Saint-Paul

À l’occasion de la journée mondiale du malade, le 11 février, le Pape François nous dit : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mat 10,8). Pour entrer dans cette logique du don nous devons nous rappeler que : « les gestes de don gratuit, comme ceux du Bon Samaritain, sont la voie la plus crédible de l’évangélisation. Le soin des malades a besoin de professionnalisme et de tendresse, de gestes gratuits, immédiats et simples comme une caresse, à travers lesquels on fait sentir à l’autre qu’il nous est « cher ». » Ce sont les paroles du Pape. À nous de montrer toute notre bonté aux malades que nous pouvons connaître. Car l’impuissance dans laquelle ils se trouvent est toujours douloureuse et isolante. La maladie frappe au cœur. Il faut donc avoir un cœur qui écoute pour entendre la plainte du cœur qui souffre et le soulager par un geste, une présence.

 

Dans ce même élan, la veille, le dimanche 10 février, sera proposé, à ceux qui le désirent, de recevoir le sacrement des malades. C’est un sacrement mal connu. En ce sens que certains voudraient le recevoir tous les ans comme le vaccin de la grippe et d’autres voudraient le recevoir le plus tard possible de peur de mourir. La juste mesure est entre les deux. Voici ce que nous dit le code de droit canonique : « Can. 998 – L’onction des malades, par laquelle l’Église recommande les fidèles dangereusement malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’il les relève et les sauve, est conférée en les oignant d’huile et en prononçant les paroles prescrites dans les livres liturgiques. » Et plus loin : « Can. 1004 – § 1. L’onction des malades peut être administrée au fidèle qui, parvenu à l’usage de la raison, commence à se trouver en danger pour cause de maladie ou de vieillesse. § 2. Ce sacrement peut être réitéré si le malade, après guérison, tombe de nouveau gravement malade, ou si, au cours de la même maladie, le danger s’aggrave. » La question est donc de savoir estimer le danger de la situation : un sérieux accident de santé, une opération prévue, une fatigue persistante dans la vieillesse, … L’Église est généreuse comme une mère. Il vaut mieux recevoir le sacrement des malades une fois de trop que jamais. Car s’il n’apporte pas toujours la guérison, il donne assurément le réconfort et la paix dans l’épreuve de la maladie ou du grand âge.

 

Dans un autre registre, du 12 au 21 février, un groupe de pèlerins de la paroisse ira en Terre Sainte sur les pas du Christ Jésus. Ce sera pour eux une expérience spirituelle forte. Mais aussi pour ceux qui restent. Car un pèlerin ne va pas seulement pour lui-même. Il porte toute les intentions de prières qui lui sont confiées. Ainsi un pèlerinage paroissial prie pour la paroisse en son entier. Nous serons donc tous associés aux fruits spirituels de ce pèlerinage. Réjouissons-nous !

 

En ce mois de février, tournons-nous vers Notre-Dame de Lourdes. Elle s’est manifestée à Bernadette, pauvre et malade. Et elle lui a confié la confirmation du dogme de l’Immaculée Conception. « Que soy era Immaculada Councepciou » ! Que Notre-Dame nous donne d’être auprès de nos frères et sœurs malades des reflets de l’amour de Dieu pour eux.

 

Père Frédéric LAURENT osv