Édito novembre 2019

Édito novembre 2019

21 octobre 2019 Non Par Paroisse Saint-Paul

Trois événements vont jalonner notre mois de novembre. La solennité de la Toussaint ; la journée mondiale des pauvres ; la solennité du Christ, Roi de l’univers. Ils vont nous permettre de tourner notre regard vers le Ciel tout en enracinant notre amour du prochain.

La solennité de la Toussaint est assurément la fête qui nourrit notre espérance. Pris par le tourbillon de nos activités, ce qu’il faut faire, nous perdons bien souvent la perspective de notre vie. Nous avons été créés pour partager, par la connaissance et l’amour, la vie de Dieu. Regarder le Ciel et tous ceux qui le peuplent allonge notre regard. Nous ne devons pas le cantonner à la vie terrestre mais l’ouvrir à la vie éternelle. Entre ces deux moments, un passage obligé, la mort. Elle nous invite à l’humilité et à la prière. L’humilité, car la vie éternelle bienheureuse auprès de Dieu n’est pas un dû. Elle est la récompense d’une vie d’amour de Dieu et du prochain. La prière, pour nous-mêmes et pour ceux qui nous ont précédés. C’est tout le sens de la commémoration de tous les fidèles défunts le deux novembre. Prions pour nos défunts, en particulier ce jour-là. Et offrons-leur le plus beau des cadeaux, une Messe.

Le troisième dimanche de novembre est, depuis trois ans maintenant, la journée mondiale des pauvres. Instituée par la Pape François, elle nous aide à comprendre que notre vie de foi doit s’épanouir en vie de charité. Le thème de cette année est : l’espérance des pauvres ne sera jamais déçue. Dans le numéro huit de son message pour cette journée, le Pape dit : « Les pauvres ont avant tout besoin de Dieu, de son amour rendu visible par des personnes saintes qui vivent au côté d’eux, lesquelles, par la simplicité de leur vie, expriment et font émerger la force de l’amour chrétien. Dieu se sert d’innombrables routes et instruments pour atteindre le cœur des personnes. Bien sûr, les pauvres nous approchent aussi parce que nous leur distribuons de la nourriture, mais ce dont ils ont vraiment besoin va au-delà du plat chaud ou du sandwich que nous proposons. Les pauvres ont besoin de nos mains pour se relever, de nos cœurs pour ressentir à nouveau la chaleur de l’affection, de notre présence pour vaincre la solitude. Ils ont simplement besoin d’amour. »

Enfin nous aurons la solennité du Christ, Roi de l’univers. Ne soyons pas trompés par l’énoncé de la royauté du Christ. Il ne s’agit pas seulement d’une royauté cosmique. Mais cela signifie une royauté sur toutes choses. Et en particulier une royauté sociale. Voici ce que dit le Catéchisme de l’Église Catholique : « Le devoir social des chrétiens est de respecter et d’éveiller en chaque homme l’amour du vrai et du bien. Il leur demande de faire connaître le culte de l’unique vraie religion qui subsiste dans l’Église catholique et apostolique (cf. DH 1). Les chrétiens sont appelés à être la lumière du monde (cf. AA 13). L’Église manifeste ainsi la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines (cf. Léon XIII, enc.  » Immortale Dei  » ; Pie XI, enc.  » Quas primas « ). » (n° 2105) Cela nous invite à travailler à établir des conditions favorables au relèvement des pauvres et à la protection des petits.

Arrivés au terme de ce mois de novembre, nous serons prêts à entrer dans l’Avent. Profitons de ce mois qui nous est donné pour grandir en sainteté. Autrement dit, en amitié avec Dieu. Ainsi notre vie s’ouvrira déjà sur l’éternité. Et n’oublions pas d’entraîner à notre suite notre prochain.

Père Frédéric LAURENT osv