Edito du bulletin paroissial – Octobre 2014

12 octobre 2014 Non Par Paroisse Saint-Paul
 «  Oui ! il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! (…) c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie pour toujours ». Ces versets du psaume 133 sont toujours d’actualité. L’Eglise considère le livre des psaumes comme une synthèse de toute l’Ecriture Sainte !

Cette invitation est pour nous, membres de la paroisse St Paul.
« vivre ensemble et être unis » veut dire entretenir les uns envers les autres des relations imprégnées et guidées par l’Evangile.
Lorsqu’on a demandé à Jean Vannier ce qui était typique d’une vie chrétienne dans la relation entre les personnes, il a répondu que « la spécificité de la vie fraternelle chrétienne était l’amour des ennemis, de prier pour eux et dire du bien », puis il a ajouté « qu’il y a aussi la compassion , c’est à dire ne pas juger, aimer, pardonner, refuser de dire une mauvaise parole sur le prochain… »
Ainsi l’Evangile pourra sortir de nos communauté et porter les fruits: la bénédiction et la  vie … c’est l’amour que nous aurons les uns pour les autres qui fera de nous des témoins crédibles de l’Evangile et d’authentiques serviteurs, désintéressés de nous-mêmes dans le service de nos frères qui sont dans le besoin.
Lors de l’audience du 27 août, le pape François a également abordé ce thème : « (…) Afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé» (Jn 17, 21). L’Eglise a cherché dès le début à réaliser cette intention qui tient tant au cœur de Jésus. Les Actes des Apôtres nous rappellent que les premiers chrétiens se distinguaient par le fait de n’avoir «qu’un cœur et qu’une âme» (Ac 4, 32); l’apôtre Paul exhortait également ses communautés à ne pas oublier qu’elles sont «un seul corps» (1 Co 12, 13). Mais l’expérience nous dit qu’il y a tant de péchés contre l’unité. Et ne pensons pas seulement aux schismes, mais, pensons aux fautes très communes dans nos communautés, aux péchés «paroissiaux», à ces péchés dans les paroisses. Parfois, en effet, nos paroisses, appelées à être des lieux de partage et de communion, sont tristement marquées par les convoitises, les jalousies, les antipathies… Et les commérages sont à la portée de tous. Combien y a-t-il de commérages dans les paroisses! Cela n’est pas bon. (…) ce n’est pas l’Eglise. Cela ne doit pas se faire, nous ne devons pas le faire! Il faut demander au Seigneur la grâce de ne pas le faire. Cette envie survient lorsque nous aspirons aux premières places; lorsque nous plaçons au centre nous-mêmes, avec nos ambitions personnelles et nos façons de voir les choses, et que nous jugeons les autres; lorsque nous regardons les défauts des frères, plutôt que leurs qualités; lorsque nous donnons davantage d’importance à ce qui nous divise, qu’à ce qui nous unit…
Une fois, dans l’autre diocèse dont j’avais la charge, j’ai entendu un commentaire beau et intéressant. On parlait d’une personne âgée qui, pendant toute sa vie, avait travaillé dans la paroisse, et quelqu’un qui la connaissait bien a dit: «Cette femme n’a jamais parlé mal de quelqu’un, elle n’a jamais fait de commérages, elle souriait tout le temps». Une telle femme peut être canonisée demain!  (…) Face à tout cela, nous devons faire sérieusement un examen de conscience. Dans une communauté chrétienne, la division est l’un des péchés les plus graves, car il fait d’elle le signe, non de l’œuvre de Dieu, mais de l’œuvre du diable, qui est par définition celui qui sépare, qui détruit les relations, qui insinue les préjugés… La division dans une communauté chrétienne, que ce soit une école, une paroisse, ou une association, est un très grave péché, car elle est l’œuvre du Diable. Dieu, en revanche, veut que nous grandissions dans la capacité à nous accueillir, à nous pardonner et à nous aimer, pour Lui, ressembler toujours plus , Lui qui est communion et amour. C’est en cela que réside la sainteté de l’Eglise: dans le fait de se reconnaître à l’image de Dieu, comblée de sa miséricorde et de sa grâce. 
Chers amis, faisons retentir dans notre cœur ces paroles de Jésus: «Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu» (Mt 5, 9). Demandons sincèrement pardon pour toutes les fois où nous avons été une occasion de division ou d’incompréhension à l’intérieur de nos communautés, en sachant bien que l’on ne parvient pas à la communion si ce n’est à travers une conversion permanente. Qu’est-ce que la conversion? C’est demander au Seigneur la grâce de ne pas dire du mal, de ne pas critiquer, de ne pas faire de commérages, d’aimer tout le monde. C’est une grâce que le Seigneur nous donne. C’est cela convertir le cœur. Et demandons que le tissu quotidien de nos relations puisse devenir un reflet toujours plus beau et joyeux de la relation entre Jésus et le Père.
Je salue bien cordialement les pèlerins de langue française. Je vous invite, lorsque vous retournerez dans vos paroisses, a y être des artisans de paix et de réconciliation, pour qu’elles soient vraiment le signe de la présence du Dieu d’amour et de miséricorde. Que Dieu vous bénisse! « 
Pour progresser dans ce sens, nous sommes pauvres, nous avons besoins de l’aide de l’Esprit Saint afin de changer ce que nous ne pouvons convertir par nous- mêmes. Il est bien de demander au St Esprit de nous combler et de faire sentir sa présence mais il est plus important de Lui demander de nous apprendre à nous aimer ! sinon, nous nous trompons sur notre propre vie de foi…
C’est aussi la raison pour laquelle sont proposées, cette année, plusieurs initiatives : la première est un pélerinage d’une journée à St Laurent sur Sèvre où en côtoyant les Sts et la Vierge Marie, nous recevrons de Dieu ce dont nous avons besoin pour progresser dans une foi  et une charité actives. En faisant ce pélerinage en paroisse nous apprendrons à nous connaître, nous servir et nous aimer en vérité.
Je vous invite à vous inscrire rapidement…
Ensuite nous sont proposées, les journées de l’amitié, les 5-6 déc…
Dans la foulée, le 8 déc, nous lancerons des fraternités paroissiales qui auront pour but de nous apprendre à vivre l’Evangile dans nos relations et d’accompagner nos frères et soeurs recommençants ou jeunes convertis à bien s’intégrer dans notre communauté.
Merci pour votre engagement à la suite du Christ !
Dominique LUBOT