Edito Février 2021

5 février 2021 Non Par Hélène CHAUVET

Nous voici déjà presque arrivés au Temps de carême, ce temps béni qui nous prépare à la résurrection de Jésus notre Sauveur.

Rappelez-vous, l’année dernière, nous avions vécu le carême et les fêtes de Pâques dans la rigueur du confinement. Cette année, si Dieu le veut, nous aurons la liberté, et encore plus, la joie, de nous rassembler lors des eucharisties dominicales et des célébrations exceptionnelles et si belles de la semaine sainte.

Le temps de carême est le temps de vie fraternelle que nous offre l’Eglise, le temps d’une rencontre inespérée avec le Seigneur venu sur la terre pour nous sauver. Essayons de vivre, voire de découvrir l’adoration du Seigneur sous toutes ses formes : eucharistique bien sûr, puisque nous en avons la possibilité dans notre paroisse, mais autrement aussi : N’est-ce pas adorer le Seigneur que contempler les beautés de la création que notre pape François nous invite à respecter et à aimer ? N’est-ce pas adorer le Seigneur que de nous mettre au service des plus pauvres, de ceux qui sont seuls ou malades ? Quand nous sommes à l’oratoire, nous y sommes avec l’ensemble de l’Eglise, en union au mystère pascal de Jésus. Guidés par l’Esprit, nous nous unissons au Christ qui lui-même prie son Père. Le temps de carême est, me semble-t-il le temps idéal de l’adoration car il nous conduit à la résurrection de Jésus, notre lumière.

Il est inutile de rappeler toutes les propositions faites par notre paroisse. Ayant été ordonné au service des malades de l’alcool, je me permets seulement de rappeler la semaine sans alcool du 14 au 20 mars 2021.c’est l’occasion, le temps d’une semaine, de partager ce jeûne permanent que pratiquent nos frères et sœurs alcoolo dépendants ayant fait le choix d’une vie sans alcool.

Les conférences de carême du dimanche nous permettront cette année de mieux prendre du recul sur l’évolution actuelle de notre société et dans le contexte de l’épidémie du covid. Nous sera proposé également le parcours Exodus pour accompagner ce temps liturgique.

Nous pouvons profiter du temps de carême pour mieux connaître la pensée de notre pape, sa dernière encyclique bien sûr, fratelli tutti, mais aussi son message du premier janvier, journée mondiale de la paix. Il est hors de question de la résumer tellement elle est riche, vous pouvez facilement le découvrir sur internet.  Notre pape développe l’importance du soin tout au long de son message. Le Seigneur prend soin de nous. Et nous, prenons-nous soin les uns des autres et de la création ? Tout au long de son message, il développe le souci des plus pauvres, des malades, des marginaux.

Notre pape François insiste sur la dignité de la personne humaine et sur ce qu’elle est. « Qui dit personne dit toujours relation et non individualisme. » nous dit-il. En ce temps qui n’est plus celui du confinement, mais du couvre-feu, nous avons du mal à vivre les rencontres fraternelles que nous aimons tant et nous risquons de nous replier sur nous-mêmes. Essayons malgré tout de favoriser au maximum les rencontres, y compris les rencontres paroissiales et celles de nos mouvements, les visites chez les uns et chez les autres, les appels téléphoniques et, pourquoi pas, ce que nous permet maintenant internet. Il ne nous est pas interdit de le faire si nous respectons les règles sanitaires que nous connaissons tous maintenant.

Notre pape François a un petit mot sur la pandémie, voulant nous faire prendre conscience que nous sommes tous sur la même barque et que la solidarité internationale doit l’emporter dans le désir de nous soigner. N’hésitons pas à nous faire vacciner contre ce virus qui nous empoisonne la vie.

Alors frères et sœurs, le carême commence dans un peu moins de 15 jours. Je vous souhaite de le vivre dans la joie de votre baptême ; qu’il nous amène tous à avoir le goût de prendre soin les uns des autres et, guidés par l’Esprit, ayons déjà les yeux fixés vers Jésus et vers la lumière de Pâques.

 

 

François PEPIN

Diacre de la paroisse