Edito Mai 2022

6 mai 2022 Non Par Communication 1

Ecouter nos peurs ou écouter l’Esprit ? entrer avec Marie au Cénacle

Tout au long de mois de mai 2022, le pape François demande aux fidèles de prier pour que les jeunes « découvrent en Marie l’écoute », « la profondeur du discernement », « le courage de la foi » et « le dévouement dans le service ».

« L’écoute » était justement au cœur de l’homélie de Mgr Jacolin, lors de la messe de clôture de l’année étudiante le mercredi 27 avril à l’église saint Louis. Exhortant les étudiants, il les a invités à « écouter leur conscience » alors que trois d’entre eux recevaient le sacrement de confirmation. Ces jeunes manifestent, comme une anticipation à la prière du pape, le « courage de la foi ».

Les nouveaux baptisés de Pâques et les confirmands stimulent la communauté chrétienne et lui rappellent sa vocation à évangéliser comme nous l’avons entendu dans les récits de Pâques : « Allez de toutes les nations, faites des disciples et baptisez-les (Mt 28,19) ». J’ai d’ailleurs constaté que ceux qui découvraient la foi étaient parfois les premiers évangélisateurs auprès des amis de leur promotion.

Ces néophytes nous interrogent indirectement sur notre progression spirituelle personnelle, sur le « discernement » de ce qui est essentiel dans notre vie. Au fond, est-ce que j’avance dans ma foi ? Le carême m’y a aidé probablement. Mais ensuite, le risque est celui de délaisser toutes nos résolutions. Le parcours Exodus qui se poursuit sur la paroisse durant le temps pascal est un excellent stimulant pour nous permettre d’aller au bout de notre vie chrétienne et de vivre de l’Esprit.

L’Esprit Saint nous donne la force de rester dans la paix intérieure face à la situation politique, économique, diplomatique… Une professeure de Français rencontrée en covoiturage dernièrement me rapportait la peur de ses élèves venus la voir à la fin d’un cours : « Madame, on est entrés dans la 3e Guerre mondiale ! ». La peur de ces jeunes adolescents est peut-être la nôtre devant les événements du monde. Elle est une réaction humaine compréhensible, comme les apôtres avant la Pentecôte. Mais cette peur est appelée à être infusée du « courage de la foi », dans l’Esprit Saint. La foi chrétienne ne repose pas l’optimisme, ni même sur l’espoir d’un monde meilleur. Bien plus profonde, elle est une vertu enracinée dans l’espérance, par la force de Jésus ressuscité, ultimement vainqueur. Le chrétien est confronté au mal, parfois douloureusement. Mais au-delà de tout, il en est victorieux par le Christ.

En ce mois de mai où la Vierge Marie est à l’honneur, prenons-là avec nous pour vivre dans le « dévouement » de la prière, premier service du chrétien, pour accueillir l’Esprit, comme les Apôtres au Cénacle.

Père François Raimbault, aumônier des étudiants, prêtre auxiliaire sur la paroisse saint Louis de la Roche en Pays Yonnais