Edito Novembre 2021

26 octobre 2021 Non Par Communication 1

Tous saints !

 

            En nous plongeant dans la mort et la résurrection de son Fils par le sacrement du baptême, Dieu le Père nous a rendus saints, non en raison de nos bonnes œuvres mais en vertu de son amour et de sa grâce communiqués à nos âmes par le Saint-Esprit.

            Quelle que soit notre place dans l’Église, et toujours par la grâce de Dieu et sa miséricorde, nous devons entretenir et même perfectionner ce don qui nous a faits enfants de Dieu.

Le sacrement de l’Eucharistie est par excellence le grand moyen que Dieu nous donne pour vivre de sa propre vie et devenir saints « comme lui-même est saint ».(Mt 5,48)

            « Notre Sauveur, dit le Concile Vatican II, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la Croix au long des siècles, jusqu’à ce qu’il vienne, et aussi pour confier à l’Église, son épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l’amour, signe de l’unité, lien de la charité, banquet pascal dans lequel le Christ est mangé, l’âme comblée de grâce, et le gage de la gloire future nous est donné » (Sacrosanctum Concilium n°47)

            Une belle liturgie, c’est à dire une belle célébration de la messe, digne, sacrée, respectueuse de l’ordre voulu par le Saint-Esprit âme de l’Église et signifié -entre autre- par les rubriques du Missel, une belle liturgie nous communique donc les dons sités plus haut qui contribuent puissamment à faire de nous des saints.

            Bien-sûr, il faut être en état de grâce pour communier vraiment à une telle sainteté. Mais quel moyen plus puissant justement que l’Eucharistie adorée et reçue fréquemment pour entretenir une amitié étroite avec le Seigneur, une vraie charité avec nos frères et une vie exempte de fautes contraires à la sainteté ?

            Le Baptême comme la Confession tirent de l’Eucharistie leur puissance de sanctification parce qu’ils puisent dans la mort et la résurrection de Jésus leur origine.

            Le mois de novembre commence par la fête de tous les saints, tous ceux qui ont franchi la mort et ont été admis à la vision de Dieu, et attendent ainsi dans la joie celle encore plus grande de la Résurrection. C’est aussi notre joie et notre espérance.

            Novembre est encore le mois où, dès le 2ème jour, nous prions pour nos défunts et faisons célébrer des Messes, dans l’espérance de les aider s’il en est besoin, à accéder à cette joie et à cette attente bienheureuse.

            Messe, adoration, confession, prière intense et régulière, croix acceptées, vie conforme à l’Eucharistie reçue: avec tout cela Marie fera de nous des saints, de vrais enfants de Dieu.

            « Confiance, lève toi, il t’appelle ! »

P.Bruno Felgeyrolles, osv