ÉDITO Octobre 2020

6 octobre 2020 Non Par Paroisse Saint-Paul

Avec le mois d’octobre nous entrons dans le dur de l’année. L’enthousiasme de la rentrée est derrière nous. Les résolutions sont peut-être en train de flancher. Les prochaines vacances ne sont pas pour tout de suite. Or il s’agit de durer dans notre marche à la suite du Seigneur. Comment faire ? En fixant de nouveaux objectifs ? Pas forcément. Car notre objectif nous le connaissons : la sainteté. C’est notre vocation de baptisé. Il s’agit plutôt de choisir des moyens adaptés à nous et à notre objectif. Des moyens à notre portée.

Or l’Église nous propose un moyen en ce mois d’octobre. Le chapelet. Car le mois d’octobre est le mois du rosaire. À ce simple énoncé, certains peuvent se sentir accablés. C’est trop long. C’est trop répétitif. À propos de ce dernier point, voici ce que disait saint Jean-Paul II dans sa lettre apostolique sur le rosaire. « C’est précisément à partir de l’expérience de Marie que le Rosaire est une prière nettement contemplative. Privé de cette dimension, il en serait dénaturé, comme le soulignait Paul VI: « Sans la contemplation, le Rosaire est un corps sans âme, et sa récitation court le danger de devenir une répétition mécanique de formules et d’agir à l’encontre de l’avertissement de Jésus: “Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens; ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup, ils se feront mieux écouter” (Mt 6, 7). Par nature, la récitation du Rosaire exige que le rythme soit calme et que l’on prenne son temps, afin que la personne qui s’y livre puisse mieux méditer les mystères de la vie du Seigneur, vus à travers le cœur de Celle qui fut la plus proche du Seigneur, et qu’ainsi s’en dégagent les insondables richesses ». » (Rosarium Virginis Mariæ n°12)

À propos du premier point, « c’est trop long », osons les petits pas. Caser un chapelet dans notre journée nous semble impossible et en plus nous n’avons pas le courage. Alors disons un dizaine de notre chapelet. Juste un dizaine mais chaque jour au même moment. Cela créera une récurrence qui, avec le temps, fera une habitude. Et cette habitude nous rendra fort contre le laisser-aller passager. Et cette habitude pourra prendre petit à petit de l’ampleur. Parce que mû par l’Esprit-Saint, nous pourrons ajouter une dizaine à une dizaine. Ainsi nous pourrons grandir jusqu’au chapelet. Chapelet qui finalement ne nous prendra qu’une petite demi-heure.

Mais que faire si cette belle dynamique est brisée par un oubli ou un refus ? Reprendre là où l’on s’est arrêté. Tout simplement. Car « l’important ce n’est pas la chute mais le relèvement », disait saint François de Sales. Reprendre le plus tôt possible est certainement la clef d’une belle habitude de prière mariale.

Alors en ce mois du rosaire, mettons-nous à l’école de la Vierge Marie. Pour qu’elle nous nous enseigne à accomplir la volonté de Dieu comme elle même l’a fait. Pour qu’elle nous éduque comme elle a éduqué son divin fils, Jésus. C’est pour nous le moyen le plus sûr d’atteindre notre objectif, la sainteté.

Père Frédéric LAURENT osv