ACTUALITES PAROISSIALES

Toute l’actualité de votre paroisse est condensée sur cette page. N’hésitez pas à naviguer parmi tous les articles proposés.

Carême de joie ?

Il est bien naturel que la perspective des pénitences et petites privations du Carême réveille quelques angoisses et nous arrache quelque grimace, jaillies des mauvaises habitudes capitalisées au fil de l’an. C’est bien naturel, et l’absence de ces désagréments signifierait plutôt qu’il est grand temps de commencer son Carême.

Mais ce qui sera vraiment surnaturel, c’est de vivre tout cela dans la joie. Pas une joie superficielle, donc, mais cette joie si particulière dont nous avons tous déjà fait l’expérience : la joie profonde qui naît du renoncement, du don de soi, du dénuement amoureusement consenti. En guise d’encouragement, et puisque nous lisons Sagesse d’un pauvre au jeûne pain-pomme chaque vendredi de Carême, relisez donc le petit récit des fioretti par lequel saint François d’Assise, en spécialiste, nous enseigne la joie : la joie parfaite.

Pax et bonum, joyeux Carême !

abbé Jean Colin

———————————————-

Comment, cheminant avec frère Léon, saint François lui expose ce qu’est la joie parfaite.

Saint François venant une fois de Pérouse à Sainte-Marie-des-Anges avec frère Léon, par un temps d’hiver, et que le froid très vif le faisait beaucoup souffrir, il appela frère Léon qui marchait un peu en avant, et parla ainsi : « Ô frère Léon, alors même que les Frères Mineurs donneraient en tous pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, écris cependant et note avec soin que là n’est pas la joie parfaite. » Saint François alla plus loin, et l’appela une seconde fois : « Ô frère Léon, quand bien même le frère Mineur ferait voir les aveugles, chasserait les démons, rendrait l’ouïe aux sourds, le marcher aux boiteux, la parole aux muets et, ce qui est plus grand miracle, ressusciterait des morts de quatre jours, écris que là n’est pas la joie parfaite. » Marchant encore un peu, saint François s’écria d’une voix forte : « Ô frère Léon, si le frère Mineur savait toutes les langues et toutes les sciences et toutes les Écritures, en sorte qu’il saurait prophétiser et révéler non seulement les choses futures, mais même les secrets des consciences et des âmes, écris que là n’est pas la joie parfaite. » Allant un peu plus loin, saint François appela encore d’une voix forte : « Ô frère Léon, petite brebis de Dieu, quand même le frère parlerait la langue des Anges et saurait le cours des astres et les vertus des herbes, et que lui seraient révélés tous les trésors de la terre, et qu’il connaîtrait les vertus des oiseaux et des poissons, de tous les animaux et des hommes, des arbres et des pierres, des racines et des eaux, écris qu’en cela n’est pas la joie parfaite. » Faisant encore un peu de chemin, saint François appela d’une voix forte : « Ô frère Léon, quand même le frère Mineur saurait si bien prêcher qu’il convertirait tous les fidèles à la foi du Christ, écris que là n’est pas la joie parfaite. »

Comme de tels propos avaient bien duré pendant 3 kilomètres, frère Léon, fort étonné, l’interrogea et dit : « Père, je te prie, de la part de Dieu, de me dire où est la joie parfaite. » Saint François lui répondit : « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés de boue et tourmentés par la faim, et que nous frapperons à la porte du couvent, et que le portier viendra en colère et dira : « Qui êtes-vous ? » et que nous lui répondrons : « Nous sommes deux de vos frères », et qu’il dira : « Vous ne dites pas vrai, vous êtes même deux ivrognes qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous en ! » ; et quand il ne nous ouvrira pas et qu’il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu’à la nuit ; alors, si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui, tant d’injures et tant de cruauté et tant de rebuffades ; et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous : ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et si nous persistons à frapper, et qu’il sorte en colère, et qu’il nous chasse comme des vauriens importuns, avec force injures et coups en disant : « Allez-vous-en d’ici misérables petits voleurs, allez à l’hôpital, car ici vous ne mangerez ni ne logerez », si nous supportons tout cela avec patience, avec allégresse, dans un bon esprit de charité, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite. Et si nous, contraints pourtant par la faim, et par le froid, et par la nuit, nous frappons encore à la porte et appelons et le supplions pour l’amour de Dieu, avec de grands gémissements, de nous ouvrir et de nous faire entrer, et qu’il dise, plus irrité encore : « ce sont des vauriens importuns, et je vais leur payer comme ils méritent », et s’il sort avec un bâton noueux, et qu’il nous saisisse par le capuchon, et nous jette à terre, et nous roule dans la neige, et nous frappe de tous les nœuds de ce bâton ; si tout cela nous le supportons patiemment et avec allégresse, en pensant aux souffrances du Christ béni, que nous devons supporter pour son amour, ô frère Léon, écris qu’en cela est la joie parfaite. Et enfin, écoute la conclusion, frère Léon : au-dessus de toutes les grâces et dons de l’Esprit-Saint que le Christ accorde à ses amis, il y a celui de se vaincre soi-même, et de supporter volontiers pour l’amour du Christ les peines, les injures, les opprobres et les incommodités. » À qui soit toujours honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.

Le Carême est un moment privilégié pour la prière… Mais comment prier ?

Pour la deuxième année consécutive, une école d’oraison est proposée tous les jeudis de Carême à 20h15 en, la chapelle de la Vierge (église St Louis)

Vous trouverez, en cliquant ici,  ici le tract de cette proposition

Cette école d’oraison est animée par des Carmes. Il est possible de revivre cette école d’oraison même si vous avez déjà vécu celle de l’an dernier…

Trois thèmes inspirent l’édito de notre paroisse en ce mois de février : la semaine de l’Unité des chrétiens, qui est passée, celui des Migrants, qui est loin d’être épuisé et, enfin,  le dimanche de la santé, qui est à venir.

Le premier est donc celui de la semaine de l’unité des chrétiens ayant commencé le 18 janvier et s’étant terminée le 25. Nous sommes tous unis, chrétiens, par un même baptême, frères et sœurs dans le Christ, enfants bien aimés du même Père. Comme le Seigneur l’a dit peu de temps avant de mourir : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » Essayons de vivre ces paroles fondatrices de Jésus.

Plusieurs opportunités nous sont offertes dans notre paroisse qui nous permettent d’œuvrer quelque peu à la construction de l’unité :

Les célébrations du 11 novembre et du 8 mai. Chaque année, il nous est donné, le pasteur, il se nomme actuellement Jacques Hostetter, et moi-même,  de réfléchir et de préparer fraternellement ces célébrations auxquelles sont conviées de nombreuses personnalités du département.

Quelques chrétiens de l’Eglise protestante unie et de l’Eglise catholique, nous avons pris l’habitude depuis quelques années de prier ensemble tous les deux mois. Ces soirées nous permettent de méditer la Parole de Dieu et de bons moments d’échanges.

Enfin, à l’occasion de cette semaine de l’unité, nous avons célébré ensemble au Temple, en union avec les chrétiens des Caraïbes.

 

Nous avons évoqué lors de cette soirée de prière le drame des migrants, rappelant comment les chrétiens  des Caraïbes, héritant de cinq siècles  de  colonisation et  d’esclavage, ont pu mettre en parallèle la libération du peuple d’Israël de l’oppression égyptienne et leur propre libération.

Nous pouvons aussi nous-mêmes mettre en parallèle la situation que nous vivons actuellement en Europe dans  le phénomène de l’immigration. A la suite du peuple d’Israël, les migrants fuient l’oppression de leur pays qu’elle soir financière du fait de la pauvreté de leur nation, ou politique en relation avec les tortures et les crimes organisés.

Nous prenons nos responsabilités quand nous prenons conscience de la dégradation de l’environnement, des injustices multiples vécues dans le monde, de tout ce que la guerre apporte de destructeur. Nous redonnons leur dignité aux migrants quand nous les accueillons, quand nous découvrons les richesses de leur courage, de leur dynamisme et de leurs cultures, quand nous leur donnons les moyens de s’instruire, quand nous leur donnons la place à laquelle ils ont droit dans la société en particulier en leur procurant le travail dont ils ont besoin. Contrairement à ce que certains peuvent annoncer, l’accueil des migrants peut aussi nous aider à trouver la paix en nous, même s’il s’agit d’un long et difficile travail. Tout ceci, notre pape François nous l’a rappelé dans son message de paix  pour la journée du premier janvier.

 

Enfin, le onze février sera le dimanche de la santé. Plusieurs chrétiens de la paroisse vont recevoir le sacrement des malades. C’est une grâce dont nous devons ne pas nous priver. Le sacrement  des malades n’est plus le sacrement de l’extrême onction. Il nous permet de mieux affronter le grand âge ou la maladie, quelle qu’elle soit, recevant l’aide du Seigneur par l’Esprit. L’onction de l’huile des malades, apportant force et douceur, est le moment crucial du sacrement.  Nous avons fait le choix en équipe pastorale que ce sacrement des malades puisse être reçu lors d’une messe dominicale, l’ensemble de la communauté chrétienne étant par là même davantage en communion avec nos frères et sœurs malades et âgés.

 

Nous commençons mercredi 14 février un nouveau carême. Je vous le souhaite heureux et qu’il nous permette à tous de nous conduire, confiants, vers la lumière de Pâques, celle de Jésus ressuscité, portés par l’Esprit, en communion avec le Père.

François Pépin.

Nombreux sommes-nous à avoir été embêté(e) au moment de la quête en découvrant que notre porte-monnaie est vide ou ne contenant que quelques piécettes rouges…
Depuis début décembre, ceci n’est plus un problème ! Notre paroisse vient d’être rattachée à l’application « La quête ». Ainsi, si vous avez un smartphone, vous pourrez donner à la quête la somme que vous souhaitez réellement et non pas être dépendant de ce qui se trouve dans votre porte-monnaie…
Alors, comment faire ???
1) Téléchargez gratuitement l’application
2) Entrez vos coordonnées bancaires. Elles resteront sauvegardées et seront protégées.
3) Enregistrez vos paroisses préférées.
4) Il vous reste à choisir le montant que vous voulez donner, à sélectionner la paroisse puis à appuyer sur Je donne.
Votre paroisse recevra le don en fin de mois.
Lorsque la corbeille passe devant vous, vous pouvez montrer votre smartphone afin d’indiquer au quêteur que vous avez donné en ligne ou bien, vous pouvez préparer quelques petits papiers « je donne avec mon smartphone » que vous aurez toujours dans votre porte-monnaie et que vous glisserez dans la corbeille au moment de la quête.