Edito Avril 2022

6 avril 2022 Non Par Communication 1

Le temps pascal est le temps de notre renouvellement dans le Christ. « Purifiez-vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle » exhorte saint Paul. (1Co 5,7)

La liturgie pascale est marquée par la nouveauté. La solennité de Pâques coïncide avec le réveil du printemps ; nouveaux sont le feu et l’eau et nouveaux sont les cœurs des chrétiens, renouvelés par le sacrement de Pénitence et par les sacrements de l’initiation chrétienne pour les catéchumènes. Tous ces éléments et ces signes évoquent et transmettent la vie nouvelle inaugurée par le Christ dans sa résurrection.

La fête de Pâques est le sommet de l’année liturgique. Sa dimension sociale devrait avoir la même ampleur que Noël. Il importe donc de lui redonner l’importance qui est sienne et d’inscrire un parallélisme avec Noël. Noël et Pâques sont deux nuits illuminées : la messe de minuit et la Vigile pascale. On réveillonne à Noël, que fait-on à Pâques ?

La crèche et le tombeau sont assez similaires. A la crèche : une grotte, une étoile et un ange au-dessus. Dedans un enfant entouré de Joseph, de Marie agenouillée, l’âne et le bœuf. Dehors, des bergers. Plus loin, des rois mages en chemin. Au tombeau : une grotte, une étoile (clarté), un ange et un linge plié dedans. Dehors, des centurions endormis, une femme à genoux. Plus loin, deux disciples en chemin.

Ne pourrions-nous pas en famille créer une crèche de Pâques pour mieux vivre la résurrection du Christ avec nos enfants ? On pourrait imaginer des guirlandes de fleurs. La dérive du Père Noël, grand absent de Pâques, pourra aisément être remplacée par les cloches de Rome. On pourrait installer cette crèche de Pâques le Vendredi saint, après la célébration. La crèche resterait visible mais fermée le samedi, puis on pourrait l’ouvrir après la Vigile, laissant la clarté illuminer le tombeau. Cette crèche pourrait demeurer jusqu’à l’Ascension.

Avec ou sans crèche de Pâques, il est important pour nous chrétiens de nous laisser envahir par la joie pascale, joie de la Résurrection. Une joie extraordinaire, une joie vraiment divine : le Christ, notre rédempteur, nous a libérés des chaînes du mal et du péché. Joie du Ciel, mais que nous pouvons déjà goûter sur la terre.

Seulement cette joie est réservée à ceux qui suivent Jésus sur tous ses chemins, y compris celui du Golgotha. La Croix est le pont entre terre et Ciel. C’est le chemin pour arriver au Ciel, il n’y en a pas d’autre.

Tout au long de la semaine Sainte, prenons le temps de vivre la Passion du Christ afin de pouvoir contempler la splendeur du Ressuscité à Pâques. C’est Lui qui nous fera pénétrer le secret du mystère pascal : passer par la mort pour entrer dans la Vie.

N’oublions pas que Notre-Dame est là, toute à la joie de voir son Fils resplendissant. Demandons-lui de nous guider dans cette contemplation. Elle aussi nous aidera à entrer dans le mystère. Alors, oui, cette joie de la Résurrection nous sera donnée en plénitude.

Marie-Annick ROY,Coordinatrice de la catéchèse