Edito Décembre 2021

23 novembre 2021 Non Par Communication 1

Edito Avent 2021

 

Nous avons fêté le dimanche 21 novembre le Christ roi de l’univers. Le temps de l’Avent a commencé  le dimanche suivant, le 28 novembre.

Le Messie que nous attendons inaugure encore aujourd’hui sur la terre une royauté d’amour, de justice et de paix. Nous sommes tous en attente de ce monde toujours nouveau.

Puissions-nous durant ce temps de l’Avent devenir des artisans de paix : Essayons de faire la paix en nous-mêmes et de retrouver l’unité originelle. La paix que nous offre le Seigneur est bien plus que la tranquillité dont il nous arrive parfois de rêver. Elle est harmonie et plénitude de notre vie, relation partagée avec le Seigneur, relation fraternelle avec tous ceux avec qui il nous est donné de vivre.

Essayons de nous convertir, de transformer l’hostilité qui nous habite en désir de paix, d’unité et de rencontre fraternelle, loin de toute violence. Essayons à notre niveau de nous réconcilier avec ceux que nous n’aimons plus, que nous avons pu blesser ou qui eux-mêmes nous ont fait du mal, de répondre par la douceur à l’agressivité.

Quand nous croyons avoir raison, essayons de nous taire, de ne pas rentrer dans une polémique stérile, car s’effacer peut être le moyen de faire la paix.

La pandémie de Covid 19, outre les nombreux morts qu’elle a entraînés, a changé nos mentalités. Nous sommes davantage repliés sur nous-mêmes, nous nous satisfaisons du confort de nos maisons. Essayons de sortir de chez nous pour accueillir Jésus, qu’il ait un toit où se reposer, car, oui vraiment, il  vient « demeurer chez nous ».

Essayons que tout ce que nous faisons, cela soit par amour.

 

Etre des artisans de paix, c’est aussi être attentifs aux plus pauvres d’entre nous, à ceux qui sont seuls, se sentent délaissés. Sachons aimer tous ces frères et sœurs souffrants, découvrir les vraies richesses qui les animent.

Jésus est le pauvre par excellence, qui est né dans une mangeoire parce qu’il n’y avait personne pour l’accueillir. Il a pris notre condition humaine Tout petit qu’il soit,  il est le Fils de Dieu, notre lumière.

Nous-mêmes, quand nous acceptons notre propre pauvreté, nous acceptons, nous disait récemment encore notre pape François, de «nous dépouiller de ce que nous avons, ou de ce que nous croyons posséder, de notre péché, pour laisser Dieu venir nous remplir de son amour. »

 

Les personnes pauvres sont le « trésor de l’Eglise » nous rappelait encore notre pape François. C’est Jésus lui-même que nous accueillons quand nous accueillons une personne pauvre.

Nous essayons dans la paroisse, bien modestement, d’être attentifs aux plus pauvres d’entre nous. Nos repas solidaires, organisés avec la conférence Saint Vincent de Paul, nous permettent un contact avec celles et ceux que nous connaissons moins, qui sont en grande difficulté sociale, peuvent sortir de prison, sans domicile parfois, touchés par de multiples addictions. Malgré les contraintes imposées par la pandémie de covid 19, nous continuons à assurer ces rendez-vous mensuels.  Nous ferons appel à votre générosité pour les fêtes de Noël.

Essayons de participer à la prière pour les personnes qui souffrent organisée chaque mois par la communauté de l’Emmanuel./

 

Alors, oui, laissons venir Jésus notre Dieu, qu’il sache que nous l’attendons avec impatience. Accueillons avec enthousiasme la Bonne Nouvelle de son amour.

 

François PEPIN, diacre permanent